Introduction à Perl/Tk

Interfaces graphiques avec Perl


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XX. Glossaire

Bêta : Une version bêta d'un logiciel est une version non finalisée, elle sert généralement à tester celui-ci afin de détecter les éventuels problèmes avant de produire la version finale, dite « stable ». Elle n'est, normalement, pas destinée au grand public, mais réservée aux développeurs et testeurs du produit. L'emploi d'une version bêta est aux risques et périls de son utilisateur (c'est le prix à payer pour profiter des derniers raffinements…).

Bitmap : Format d'image où chaque point est représenté par un bit (0 ou 1). Un bitmap est donc monochrome.

Bureau virtuel : Les interfaces utilisateur graphiques offrent un espace de travail. Par analogie avec la vie réelle, cet espace est appelé « bureau » (desktop, en anglais), car c'est là que l'utilisateur place ses applications. La taille physique du bureau est limitée par celle de l'écran et peut s'avérer insuffisante lorsque l'on y place simultanément plusieurs applications. Pour contourner ce problème, on fait appel à un « bureau virtuel »(48). Du point de vue de l'utilisateur, un bureau virtuel se manifeste de deux façons : un bureau unique plus grand que l'écran ou plusieurs bureaux de la taille de l'écran.

Core dump : Lorsqu'un programme se comporte de façon anormale Unix l'avorte et produit un fichier reflétant son contexte système (une image de la mémoire) au moment du problème. Le terme de core dump (« vidage mémoire ») traduit ce phénomène : généralement un fichier portant le nom du programme concerné et l'extension .core est alors créé. Ce fichier peut ensuite être analysé avec un programme de débogage (gdb par exemple). Cette génération peut, bien sûr, être désactivée.

Couper/copier et coller : (Cut/Copy and Paste, en anglais) : il s'agit du mécanisme consistant à sélectionner un élément et à le placer dans une zone tampon. Si ce placement s'accompagne d'une suppression de l'élément, on dit qu'on le « coupe », si l'élément initial est conservé, on le « copie ». Le contenu du tampon peut ensuite être recopié à un autre endroit (de la même application, ou non), on dit alors qu'on le « colle ».

CPAN : Acronyme de Comprehensive Perl Archive Network : il s'agit d'un site Internet (ou d'un ensemble de sites) contenant tout ce qui concerne ce langage. C'est là que les modules d'extension, dont Tk, sont placés et c'est par là qu'il faut commencer ses recherches lorsque l'on recherche une fonctionnalité particulière.

Expression rationnelle : Une expression rationnelle (regular expression, en anglais) est la traduction d'un automate fini à l'aide d'une syntaxe et d'une grammaire. Cette expression sert à représenter de façon symbolique les chaînes que l'on recherche ou que l'on souhaite modifier. Les expressions rationnelles sont la base de nombreux outils (sed, grep, awk, etc.) et de langages (Perl, notamment). Il serait vain de vouloir décrire complètement les expressions rationnelles en quelques phrases : le lecteur intéressé pourra consulter Mastering Regular Expressions, édité par O'Reilly.

FAQ : Acronyme de Frequently Asked Questions (« questions fréquemment posées »). Le plus souvent, pour conserver cet acronyme, on emploie l'expression française « Foire Aux Questions ». Cette définition est un peu trompeuse : une FAQ ne contient pas que les questions, mais aussi (et surtout) les réponses à celles-ci. Il existe quasiment autant de FAQ que de problèmes et la consultation de celles-ci évite souvent de poser une question sur un problème depuis longtemps résolu.

Focus : Ce terme fait référence à l'optique : c'est le point de netteté. Dire qu'un widget possède le focus signifie qu'il est celui qui recevra les entrées de l'utilisateur. Habituellement, un widget prend le focus lorsque l'on clique dessus à l'aide de la souris ou qu'il est sélectionné grâce à la touche de tabulation.

Gestionnaire d'espace : Partie d'une interface graphique, responsable du placement des widgets sur le bureau (voire bureau virtuel). Le terme anglais est geometry manager : le système X Window définit une géométrie comme étant la combinaison des coordonnées du point d'attache du widget, de sa largeur et de sa hauteur.

Gourou Perl : Un gourou, dans le monde de l'informatique, est une personne reconnue pour sa compétence dans un domaine particulier. À la différence du monde réel, un gourou ne s'autoproclame pas comme tel, ce n'est donc pas une qualité déclarée, mais reconnue. Il existe des gourous dans tous les domaines et un gourou Perl est simplement une personne dont les compétences dans ce langage sont reconnues et avérées.

GIF : Acronyme de Graphics Interchange Format. Conçu par Compuserve pour faciliter l'échange des images sur le réseau, ce format de représentation des images utilise un algorithme de compression appartenant à la société Unisys. Malgré le flou juridique actuel concernant les termes de son utilisation, les intérêts de ce format sont : faible encombrement (les images sont compressées de façon non destructive) et possibilité de créer des fonds transparents et des images animées. Le nombre de couleurs d'une image GIF est limité à 256.

GUI : Acronyme du terme anglais Graphic User Interface, que l'on peut traduire en français par « interface utilisateur graphique ». Toutefois, aucun acronyme consacré n'étant suffisamment répandu en français, nous avons choisi de conserver celui-là, unanimement reconnu.

Hacker Perl : Un hacker est un bricoleur aimant passer son temps à améliorer des programmes en modifiant directement les codes de ceux-ci. Le terme bricoleur ayant parfois une connotation péjorative, on lui préférera le terme de bidouilleur ou de bitouilleur. Un hacker ne doit pas être confondu avec un cracker, personne s'introduisant illégalement sur des systèmes dans un but de nuire ou de prouver les failles de sécurité. Le monde du logiciel libre doit beaucoup aux hackers qui, le plus souvent, font profiter tout le monde de leurs travaux.

HTML : Il s'agit de l'acronyme de Hyper Text Markup Language (« Langage hypertextuel à balises »). HTML est le langage utilisé pour écrire les pages web, il s'agit d'une version limitée et spécialisée de SGML (Standard Generalized Markup Language). HTML est un langage normalisé (la dernière norme est HTML 4.0), ce qui permet à tout navigateur web de l'interpréter. HTML étant trop limité pour gérer les documents complexes, un nouveau langage plus puissant, XML, est en cours de normalisation pour le remplacer.

JPEG : Acronyme de Joint Photographic Expert Group, format graphique libre d'utilisation. À la différence du format GIF (voir ce mot), ce format utilise une compression destructrice : plus l'image est compressée, plus on perd en qualité ; on doit donc faire un compromis entre la taille du fichier et la perte de qualité acceptable. Le nombre de couleurs n'est pas limité à 256 (chaque pixel est codé sur 24 bits au lieu de 8).

Look and feel : Expression difficilement traduisible. Le look and feel d'une interface regroupe son aspect visuel et son confort d'utilisation.

Méthode : En programmation orientée objet, les objets sont des structures de données disposant de leurs propres variables et méthodes (et héritent éventuellement de ceux de leur parent). Tandis qu'une variable d'un objet définit l'une de ses propriétés, une méthode définit l'un de ses comportements : il s'agit donc d'une action que l'objet entreprendra lorsqu'elle sera demandée. Tout objet possède au moins une méthode : celle permettant de le créer. Dans de nombreux langages orientés objet, l'appel à celle-ci sera :

 
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Mon_Objet->new();

Pour simplifier, on peut considérer une méthode comme étant un sous-programme agissant toujours sur l'objet qui l'appelle.

Motif : Il s'agit de l'entité de base manipulée par les expressions rationnelles (voir ce mot). Un motif (pattern, en anglais) permet de représenter une configuration textuelle particulière à l'aide d'une syntaxe précise. Le plus souvent, cette configuration sera utilisée avec un texte afin, par exemple, de retrouver les occurrences de mots ayant une certaine propriété.

Navigateur web : Certains lui préféreront les termes de babillard, fureteur, etc. Un navigateur (browser , en anglais) est un logiciel permettant de se déplacer dans une arborescence : il permet d'explorer des emplacements censés contenir des fichiers. Les premiers navigateurs servaient principalement à se déplacer dans les arborescences de répertoires des disques d'un système. Avec l'apparition du Web (voir ce mot), et la dissémination des fichiers à l'échelle planétaire, ce concept s'applique maintenant à la recherche de ceux-ci sur l'Internet. En fonction du format d'un fichier, un navigateur peut décider du traitement à lui appliquer. La plupart des navigateurs actuels fonctionnent à l'aide d'une interface utilisateur graphique (voir GUI), certains ne fonctionnent qu'en mode texte (lynx, par exemple). Les deux navigateurs web les plus connus actuellement sont Netscape Navigator et Microsoft Internet Explorer.

PGM : Acronyme de Portable GrayMap. Il s'agit d'un format d'image en nuances de gris minimal. Chaque point de l'image est représenté par un entier représentant sa valeur de gris. L'intérêt principal de ce format est qu'il permet de stocker une image sous une forme textuelle. Les utilisateurs d'Unix pourront utiliser la commande man pgm, qui décrit la syntaxe complète. Voici un exemple d'image de 24 par 7 pixels, tiré de cette page de manuel :

 
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P2
# feep.pgm
24 7
15
0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0
0  3  3  3  3  0  0  7  7  7  7  0  0 11 11 11 11  0  0 15 15 15 15  0
0  3  0  0  0  0  0  7  0  0  0  0  0 11  0  0  0  0  0 15  0  0 15  0
0  3  3  3  0  0  0  7  7  7  0  0  0 11 11 11  0  0  0 15 15 15 15  0
0  3  0  0  0  0  0  7  0  0  0  0  0 11  0  0  0  0  0 15  0  0  0  0
0  3  0  0  0  0  0  7  7  7  7  0  0 11 11 11 11  0  0 15  0  0  0  0
0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0  0

PostScript : Langage de description de page, créé par la société Adobe. Un document PostScript est généralement créé automatiquement à partir d'un logiciel de composition de texte, ou d'image : les instructions qui le composent sont alors interprétées par l'imprimante qui produit un document imprimé. On notera qu'il n'est pas nécessaire de disposer d'une imprimante PostScript pour imprimer de tels documents : le logiciel ghostscript, d'Aladdin Software (une version libre est disponible), permet de convertir un document PostScript dans le langage utilisé par quasiment toutes les imprimantes actuelles.

PPM : Acronyme de Portable PixMap. Il s'agit d'un format d'image couleur minimal. Chaque point de l'image est représenté par 3 valeurs décimales représentant ses composantes RGB. L'intérêt principal de ce format est qu'il permet de stocker une image sous une forme textuelle. Les utilisateurs d'Unix pourront utiliser la commande man ppm, qui décrit la syntaxe complète. Voici un exemple d'image de 4 par 4 pixels, tiré de cette page de manuel :

 
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P3
# feep.ppm
4 4
15
 0  0  0  0  0  0  0  0  0 15  0 15
 0  0  0  0 15  7  0  0  0  0  0  0
 0  0  0  0  0  0  0 15  7  0  0  0
15  0 15  0  0  0  0  0  0  0  0  0

README : La plupart des logiciels sont accompagnés d'un fichier s'appelant README (« LISEZ-MOI »). Est-il besoin d'expliquer ce qu'il convient d'en faire ?

RGB : Acronyme de Red Green Blue (RVB, en français). Comme chacun sait, toute couleur peut être exprimée à l'aide de ses composantes rouge, vert et bleu. Une valeur de 0 pour une composante indique son absence dans la teinte obtenue. Sous Unix, le programme showrgb permet de connaître les composantes des couleurs les plus utilisées :

 
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% showrgb
(…)
255   0   0     red1
  0 255   0     green1
  0   0 255     blue1
  0   0   0     black
119 136 153     LightSlateGrey
190 190 190     gray
255 255 255     white
(…)

Tcl/Tk : Tcl (Tool command language) est un langage de script créé par John K. Ousterhout, qui a également écrit l'ouvrage de référence, Tcl and the Tk Toolkit, chez Addison- Wesley. Son succès doit beaucoup à Tk (Tool kit), initialement conçu pour permettre de créer des interfaces graphiques pour les scripts écrits dans ce langage.

URL : Acronyme de Uniform Resource Locator. Pour simplifier, il s'agit de l'adresse d'une entité de l'Internet. Une URL indique le protocole utilisé pour obtenir cette entité, ainsi que le chemin pour accéder à celle-ci. http://www.ora.com, par exemple, désigne le site web des éditions O'Reilly : il est situé sur la machine www.ora.com et, pour le consulter, on utilisera le protocole http (Hyper Text Transfer Protocol).

Web : Ce mot anglais signifie « toile d'araignée » : l'expression complète est World Wide Web (« toile d'araignée à l'échelle planétaire » ou, plus simplement, « la toile »), d'où les trois fameuses lettres www. Le Web a été inventé par Tim Berners-Lee, chercheur au CERN de Genève, c'est un ensemble de protocoles et de documents disséminés sur l'Internet. Ils bénéficient de l'hypertexte permettant de parcourir les textes d'une façon contextuelle et non plus linéaire. Ces documents sont écrits en HTML (voir ce mot) et s'appellent alors des « documents web », repérés par leur URL (voir ce mot). Un navigateur web permet de lire le contenu d'un document web et de suivre les liens qu'il contient : on dit alors que le lecteur surfe sur le Web (par analogie avec un surfeur profitant des vagues pour progresser).

Widget : Le terme provient de la contraction de window gadget. Les widgets sont les briques de base manipulées par les interfaces graphiques. Programmer une telle interface en utilisant Perl/Tk revient à créer, placer et manipuler des widgets. Au niveau le plus haut se trouvent les widgets de type « fenêtre » qui, le plus souvent, contiendront des « widgets fils » tels que des boutons, des champs de texte, des étiquettes, ou tout autre objet que l'on est accoutumé à trouver dans les environnements utilisateur graphiques actuels comme X Window et MS-Windows. On peut diviser les widgets en « widgets conteneurs » pouvant contenir d'autres widgets et en « widgets de base », qui ne contiennent pas d'autres widgets. Les représentants les plus connus du premier type sont : les fenêtres, les cadres, les menus, les listes de choix, etc. Les widgets de base classiques sont : les boutons, les cases à cocher, les boutons radio, les barres de défilement, les options finales de menu, etc.


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Bureau dont la taille ne dépend plus de celle de l'écran.

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